Guide complet pour investir en bourse en France — CAC 40, PEA, ETF et stratégies avancées.
La Bourse de Paris (Euronext Paris) est la première place boursière de la zone euro par capitalisation. Elle abrite le CAC 40— l'indice des 40 plus grandes entreprises françaises — et le SBF 120qui en élargit le périmètre à 120 valeurs. Des champions mondiaux comme LVMH (1ère capitalisation européenne), TotalEnergies, Hermès, L'Oréal ou Airbus y sont cotés et accessibles à tous depuis un simple compte de bourse.
Contrairement aux idées reçues, investir en bourse n'est pas réservé aux professionnels de la finance. Grâce au Plan Épargne Actions (PEA), les résidents français peuvent investir dans des actions et des ETF européens avec une fiscalité particulièrement avantageuse : après 5 ans de détention, seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent sur les plus-values — contre 30 % hors PEA (PFU). Cette enveloppe est unique en Europe et constitue la pierre angulaire de toute stratégie d'investissement pour un résident français.
Le cadre réglementaire français est également protecteur : l'AMF supervise les courtiers agréés, la directive MiFID II impose des règles de transparence strictes, et le FGDR garantit vos titres jusqu'à 70 000 € en cas de défaillance de votre courtier. Investir en France, c'est bénéficier d'un cadre solide pour faire fructifier son épargne sur le long terme.
CAC 40
Les 40 plus grandes capitalisations françaises. Référence nationale. Calculé chaque 30 secondes de 9h00 à 17h35.
1 000 pts (31/12/1987)
SBF 120
Extension du CAC 40 aux 120 plus grandes capitalisations. Plus diversifié, inclus mid caps.
1 000 pts (31/12/1990)
CAC Mid 60
60 valeurs de taille intermédiaire (mid caps). Secteurs variés, potentiel de croissance supérieur.
Euronext Paris
Fiscalité : Exonération IR après 5 ans — seuls 17,2 % PS
Avantages : Meilleure fiscalité à long terme pour résidents français
Inconvénients : Uniquement actions et ETF européens (UCITS éligibles PEA)
Fiscalité : PFU 30 % sur plus-values et dividendes
Avantages : Accès à toutes les actions mondiales, ETF US, REIT
Inconvénients : Fiscalité moins favorable — PFU 30 % immédiat
Fiscalité : Abattement 4 600 €/an (9 200 € couple) après 8 ans puis PFU réduit
Avantages : Transmission avantageuse, fonds euros garanti
Inconvénients : Frais de gestion souvent élevés (0,5 à 1 % /an)
Recommandation : ouvrez un PEA en priorité (avantage fiscal maximal), puis un CTO pour diversifier au-delà des actions européennes si votre capacité d'épargne le permet.
Investissement indiciel (ETF)
Risque : MoyenRépliquer un indice (MSCI World, CAC 40, S&P 500) via des ETF à frais réduits. Stratégie recommandée par la majorité des études académiques (Fama, French) pour les investisseurs particuliers.
Dividendes & Aristocrates
Risque : MoyenSélectionner des entreprises avec historique de dividendes croissants (TotalEnergies, Air Liquide, Sanofi). Revenus réguliers mais fiscalité moins favorable hors PEA.
Growth Investing
Risque : ÉlevéCibler des entreprises à forte croissance du chiffre d'affaires et du bénéfice. Valorisations élevées, risque plus important. Exemples : secteurs tech, biotech, énergies renouvelables.
Value Investing
Risque : Moyen-ÉlevéAcheter des entreprises décotées par rapport à leur valeur intrinsèque (méthode de Benjamin Graham et Warren Buffett). Nécessite une analyse fondamentale approfondie.
Comment investir en bourse →
Guide étape par étape pour débutants
Bases de la bourse →
CAC 40, ordres, marchés
Investissement en dividendes →
Aristocrates, PEA, PFU 30 %
Analyse fondamentale →
PER, PBR, DCF, free cash flow
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RSI, MACD, supports/résistances
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Allocation d'actifs, corrélation
Croissance vs Valeur →
Stratégies GARP, Value investing
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Chandeliers japonais, tendances
L'analyse fondamentale consiste à évaluer la valeur intrinsèque d'une entreprise à partir de ses données financières réelles : bilans, comptes de résultats, flux de trésorerie et contexte sectoriel. L'objectif est de déterminer si une action est sous-évaluée (opportunité d'achat) ou surévaluée (risque de baisse) par rapport à son cours de bourse actuel.
Cours de l'action / Bénéfice par action (BPA)
Un PER de 15 signifie que vous payez 15 euros pour chaque euro de bénéfice annuel. Le PER moyen historique du S&P 500 est d'environ 16. Les entreprises de croissance ont des PER plus élevés (30–50+). Les secteurs matures (énergie, banques) ont des PER plus faibles (8–12).
Cours de l'action / Valeur comptable par action
Mesure combien les investisseurs paient par rapport aux actifs nets de l'entreprise. Un PBR inférieur à 1 peut indiquer une décote, mais peut aussi signaler des problèmes fondamentaux (dépréciations d'actifs, bilans fragiles).
(Dividende annuel / Cours de l'action) × 100
Un rendement de 4% sur TotalEnergies (2024) est attractif comparé aux obligations souveraines françaises. Attention : un rendement très élevé (>8%) peut signaler un dividende non soutenable ou une chute du cours.
Valeur d'entreprise / EBITDA
Plus robuste que le PER car indépendant de la structure fiscale et financière. Un EV/EBITDA de 8-12x est typique pour des entreprises matures. Les sociétés tech en croissance peuvent dépasser 30x. Source : données AMF et rapports annuels Euronext.
Valeur actuelle de tous les flux de trésorerie futurs
Méthode la plus rigoureuse mais la plus sensible aux hypothèses (taux d'actualisation, taux de croissance). Un taux d'actualisation de 8-10% est couramment utilisé pour les actions françaises. Utilisée par les analystes CFA et les équipes M&A.
En France, les rapports financiers annuels (Document de Référence / URD) sont disponibles gratuitement sur le site de l'AMF et sur les sites Investor Relations des entreprises cotées. Toutes les sociétés du CAC 40 publient leurs résultats trimestriels, semestriels et annuels en IFRS (International Financial Reporting Standards). (Source : AMF, Euronext Paris, 2024)
L'analyse technique étudie l'évolution des prix et des volumes pour anticiper les mouvements futurs. Contrairement à l'analyse fondamentale qui évalue la valeur de l'entreprise, l'analyse technique part de l'hypothèse que toute l'information disponible est déjà intégrée dans le cours.
La moyenne mobile à 200 jours est la référence principale. Un cours au-dessus de sa MA200 est en tendance haussière. Un croisement de la MA50 au-dessus de la MA200 (golden cross) est un signal acheteur classique.
Oscillateur de 0 à 100. RSI > 70 = surachat (attention à la correction). RSI < 30 = survente (potentielle opportunité). Utilisé sur des fenêtres de 14 jours. Limites : en tendance forte, le RSI peut rester en surachat longtemps.
Mesure l'écart entre deux moyennes mobiles exponentielles (12 et 26 jours). Un croisement positif du signal (9 jours) est bullish. Particulièrement efficace pour identifier les changements de momentum.
Niveaux de prix où l'action a historiquement rebondi (support) ou été bloquée (résistance). Le CAC 40 a ses propres niveaux clés techniques suivis par les desks institutionnels parisiens.
Un mouvement de prix accompagné de forts volumes est plus fiable qu'un mouvement sur faibles volumes. Les pics de volume sur Euronext Paris sont souvent liés aux publications de résultats ou aux dates ex-dividende.
Enveloppes à 2 écarts-types autour d'une moyenne mobile. Quand le cours touche la bande haute, le titre peut être en surachat. Quand il touche la bande basse, il peut être en survente. L'étroitement des bandes signale une volatilité comprimée.
Attention : l'analyse technique seule est insuffisante pour les investisseurs de long terme. Elle est plus pertinente pour les traders actifs. Les études académiques (notamment l'hypothèse d'efficience des marchés d'Eugene Fama, Prix Nobel d'économie 2013) suggèrent que les marchés intègrent rapidement l'information disponible, limitant l'avantage prédictif des signaux techniques. (Source : SSRN, Journal of Finance, 2024)
La fiscalité des valeurs mobilières en France repose sur le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30%, aussi appelé "flat tax", qui s'applique par défaut sur les plus-values et dividendes réalisés hors enveloppes fiscales avantageuses (PEA, assurance-vie). (Source : impots.gouv.fr, article 200 A du Code Général des Impôts)
| Enveloppe | Plus-values | Dividendes | Plafond |
|---|---|---|---|
| PEA après 5 ans | 17,2% (PS uniquement) | 17,2% (PS uniquement) | 150 000 € |
| PEA avant 5 ans | PFU 30% + clôture du plan | PFU 30% | 150 000 € |
| CTO — PFU (défaut) | 30% (12,8% IR + 17,2% PS) | 30% (après acompte 12,8%) | Illimité |
| CTO — Barème IR | TMI + 17,2% PS | Abattement 40% + TMI + PS | Sur option |
| Assurance-vie après 8 ans | 7,5% IR + 17,2% PS (abattement 4600/9200€) | Intégrés dans rachat | Illimité |
Remarque importante : l'abattement de 40% sur les dividendes (régime du barème) ne s'applique qu'aux dividendes de sociétés françaises et européennes soumises à l'IS. Il est pertinent pour les investisseurs dans les tranches supérieures à 30% d'imposition. Consultez un conseiller fiscal pour optimiser votre situation. (Source : Bofip, Bulletin Officiel des Finances Publiques, impots.gouv.fr)
Les marchés boursiers comportent un risque de perte en capital significatif et ne conviennent pas à tous les profils d'investisseurs. L'AMF recommande aux investisseurs particuliers de ne jamais investir des sommes dont ils auraient besoin à court terme, et de diversifier leurs placements. (Source : AMF, Guide de l'investisseur, 2024)
Ne concentrez pas plus de 5-10% de votre portefeuille sur une seule valeur. Un portefeuille de 20-30 titres distincts (ou un ETF MSCI World couvrant 1 600 entreprises) offre une diversification suffisante pour éliminer le risque idiosyncratique (propre à chaque entreprise).
Historiquement, le marché actions (S&P 500) n'a jamais été en perte sur un horizon de 20 ans depuis 1900. Sur 5 ans, la probabilité d'une performance positive est d'environ 75%. Sur 1 an, elle tombe à 65%. L'horizon temporel est votre premier outil de gestion du risque. (Source : Robert Shiller, Yale University)
La volatilité (amplitude des fluctuations) n'est pas le risque. Le risque est de vendre au mauvais moment. Le CAC 40 a perdu 57% entre 2000 et 2003, puis 55% en 2008-2009, avant de récupérer et de dépasser ses sommets. Les investisseurs qui n'ont pas vendu ont récupéré leurs pertes.
Un stop-loss automatique limite les pertes sur une position. La règle des 5-7% est commune (vendre si le titre perd plus de 5-7% après l'achat). Plus important : définir une thèse d'investissement et la réévaluer si les fondamentaux changent — pas si le cours fluctue.
Investir un montant fixe régulièrement (ex : 200 € par mois) indépendamment des conditions de marché. Cette stratégie, aussi appelée investissement programmé, réduit l'impact du timing et lisse le prix moyen d'acquisition sur la durée.
Les comportements irrationnels sont la principale cause de sous-performance des investisseurs particuliers. L'étude DALBAR (2024) montre que l'investisseur moyen américain a sous-performé le S&P 500 de 3,4 points par an sur 20 ans, principalement à cause de décisions émotionnelles d'achat-vente.
Titre de propriété d'une fraction du capital d'une entreprise. Donne droit aux dividendes et au vote en assemblée générale.
Panier d'actions pondérées représentant un marché. CAC 40 = 40 plus grandes capitalisations françaises sur Euronext Paris.
Distribution de bénéfices aux actionnaires. En France, l'date de détachement ex-div est cruciale pour y avoir droit.
Cours × nombre d'actions en circulation. LVMH a la plus grande capitalisation du CAC 40 (~300 Mds€ en 2024).
Liste des ordres d'achat et de vente en attente à différents niveaux de prix. Euronext Paris publie le carnet à 5 niveaux.
Écart entre le meilleur prix acheteur (bid) et le meilleur prix vendeur (ask). Plus le spread est faible, plus le titre est liquide.
Système français permettant d'acheter ou vendre des actions à crédit jusqu'à la fin du mois boursier. Disponible sur les titres les plus liquides d'Euronext Paris.
Euronext Paris est ouvert de 9h00 à 17h30, du lundi au vendredi (hors jours fériés). La pré-ouverture commence à 7h15.
La plus-value est latente tant que vous n'avez pas vendu (pas d'impôt). Elle devient réalisée (et imposable) à la vente.
Offre d'un acquéreur pour racheter les actions d'une société cotée à un prix supérieur au cours de bourse. Déclenchée lors d'acquisitions.
La Bourse de Paris, opérée par Euronext Paris, est la principale place boursière française et l'une des plus importantes d'Europe. Avec une capitalisation boursière totale de plus de 2 500 milliards d'euros en 2024, Euronext Paris accueille les entreprises françaises les plus influentes du monde — de LVMH (premier groupe de luxe mondial) à TotalEnergies (major pétrolier et gazier) en passant par Sanofi (pharma) et BNP Paribas (banque). (Source : Euronext, 2024)
Le CAC 40(Cotation Assistée en Continu) est calculé en continu de 9h00 à 17h30 chaque jour de bourse. Il est pondéré par les flottants : seule la part des actions librement échangeables sur le marché (le flottant) est prise en compte, ce qui exclut les blocs détenus par les États ou les fondateurs. LVMH, la plus grande capitalisation du CAC 40, représente environ 10-12% de l'indice. L'indice CAC 40 est géré par Euronext et révisé trimestriellement par un comité indépendant d'experts. (Source : Euronext Paris, Règles de l'Indice CAC 40, 2024)
Au-delà du CAC 40, plusieurs indices boursiers français permettent une exposition plus large au marché hexagonal. Le SBF 120 comprend les 120 principales capitalisations françaises (dont les 40 du CAC 40). Le CAC Mid 60 couvre les 60 valeurs de taille moyenne suivantes. Le CAC Smallinclut les petites capitalisations françaises. Pour les investisseurs souhaitant une exposition diversifiée au marché français via des ETF, des produits répliquant le CAC 40 ou le SBF 120 sont disponibles dans l'univers PEA-éligible à des frais compris entre 0,15% et 0,40% annuels. (Source : Euronext, 2024 ; AMF, Tableau des frais des OPC, 2024)
Les secteurs les plus représentés sur Euronext Paris sont : les biens de consommation de luxe (LVMH, Hermès, Kering), l'énergie (TotalEnergies, Engie), la santé (Sanofi, EssilorLuxottica), les services financiers (BNP Paribas, Société Générale, AXA), et l'industrie (Airbus, Saint-Gobain, Schneider Electric). Cette composition explique la forte corrélation du CAC 40 avec l'économie mondiale et le cycle du luxe en particulier.
Pour acheter des actions en France, vous devez ouvrir un compte-titres auprès d'un intermédiaire financier agréé par l'AMF ou l'ACPR. Les options disponibles pour les résidents français comprennent les banques traditionnelles (qui proposent PEA et CTO), les courtiers en ligne (généralement moins chers), et certaines plateformes d'investissement spécialisées.
La procédure d'ouverture d'un PEA ou CTO nécessite une pièce d'identité, un justificatif de domicile, et une déclaration sur la situation financière et la tolérance au risque (questionnaire MiFID II obligatoire). Cette dernière étape, requise par la réglementation européenne, vise à s'assurer que les produits financiers proposés correspondent au profil de l'investisseur. Un courtier ne peut pas vous vendre des produits dérivés complexes si votre profil est conservateur.
Les frais de courtage varient considérablement selon les intermédiaires. Certains courtiers en ligne proposent des transactions à 0 € sur les ETF (avec des frais de gestion de la plateforme inclus dans le spread). D'autres facturent des commissions de 0,10% à 0,50% par ordre, avec un minimum de 2 à 5 € par transaction. Pour un investisseur régulier qui réalise des transactions mensuelles de 200 €, une commission fixe de 5 € représente 2,5% du montant investi — un coût significatif à comparer aux rendements attendus du marché.
La stratégie la plus recommandée par les organismes de régulation et les études académiques pour les investisseurs particuliers est l'investissement régulier en ETF à frais réduits dans le cadre d'un PEA. Cette approche combine avantage fiscal (exonération des plus-values après 5 ans), diversification internationale (ETF MSCI World ou S&P 500), et coûts limités. Elle nécessite peu de temps et de compétences spécifiques, et surperforme statistiquement la grande majorité des fonds actifs sur longue période. (Source : SPIVA Europe Scorecard, S&P Dow Jones Indices, 2024 — 88% des fonds actifs européens ont sous-performé leur indice de référence sur 15 ans)
Oui. De nombreux courtiers proposent des investissements programmés à partir de 50 € par mois dans des ETF. Avec 100 € mensuels sur 30 ans à un taux de rendement moyen de 7% par an (rendement historique approximatif du MSCI World dividendes réinvestis), vous accumuleriez environ 120 000 € (contre 36 000 € investis). La capitalisation composée fonctionne mieux sur de longues durées.
Oui. Les plus-values réalisées sur un CTO doivent être déclarées dans la déclaration de revenus (formulaire 2042 C, rubrique 3VG ou 3VH pour les moins-values). Les revenus de dividendes sont déclarés en case 2DC. Pour le PEA, aucune déclaration n'est nécessaire tant que le plan n'est pas clôturé. Attention : tout retrait avant 5 ans entraîne la clôture du PEA. (Source : impots.gouv.fr)
Un ordre au marché est exécuté immédiatement au meilleur prix disponible — pratique pour les valeurs très liquides (CAC 40), mais risqué sur les valeurs peu échangées (spread élevé). Un ordre à cours limité vous permet de fixer le prix maximum d'achat ou minimum de vente. Il ne sera exécuté que si le marché atteint votre prix. Recommandé pour les petites capitalisations et les marchés volatils.
Le PEA est supérieur pour les actions et ETF européens sur longue durée (prélèvements sociaux de 17,2% seulement après 5 ans contre 30% en flat tax). L'assurance-vie offre plus de flexibilité (fonds euros garantis + unités de compte), une fiscalité favorable à la succession (exonération partielle jusqu'à 152 500 € par bénéficiaire), et une plus grande diversité de supports. La stratégie optimale pour la plupart des épargnants français est de combiner les deux.
Comme toutes les actions, les titres du CAC 40 comportent un risque de perte en capital. Le CAC 40 a perdu plus de 50% en 2000-2003 et en 2007-2009. Il a mis 13 ans à récupérer son plus haut de 2000 (6 922 points). Sur longue période, l'indice total return (dividendes réinvestis) a affiché une performance annualisée de 8-9% sur 30 ans. Mais la diversification internationale (ne pas investir uniquement en actions françaises) réduit le risque de concentration géographique. (Source : Euronext, 2024)
Les marchés boursiers ne fonctionnent pas en vase clos. Ils sont profondément influencés par le contexte macroéconomique mondial : les décisions de politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE) et de la Réserve Fédérale américaine (Fed), les données d'inflation (IPCH en zone euro, CPI aux États-Unis), la croissance du PIB, et les tensions géopolitiques jouent tous un rôle dans la formation des prix des actifs.
La relation entre les taux d'intérêt et les actions est fondamentale. Lorsque la BCE relève ses taux directeurs, deux effets se produisent simultanément : (1) le coût du crédit augmente pour les entreprises, réduisant leurs marges et leurs projets d'investissement ; (2) les obligations d'État deviennent plus attractives relativement aux actions, provoquant une rotation sectorielle. Les secteurs à forte dette (immobilier, services aux collectivités) souffrent davantage des hausses de taux que les secteurs peu capitalistiques (logiciel, conseil). Lors du cycle de hausse de la BCE entre juillet 2022 et septembre 2023 (de 0% à 4,5%), le secteur immobilier européen a sous-performé le marché global de plus de 30 points. (Source : BCE, Euronext, 2024)
L'inflation affecte les actions via plusieurs mécanismes. Une inflation modérée (1-3%) est généralement compatible avec une croissance des bénéfices des entreprises, car elles peuvent répercuter la hausse des prix sur leurs clients. Une inflation forte (>5%) comprime les marges des entreprises qui ne peuvent pas transférer intégralement leurs coûts croissants, et pousse les banques centrales à des hausses de taux agressives. Les entreprises avec un fort pricing power(capacité à augmenter leurs prix sans perdre de clients) — comme LVMH, L'Oréal ou Hermès — résistent mieux aux épisodes inflationnistes.
Les données économiques publiées chaque mois constituent autant de catalyseurs potentiels pour les marchés. En France et en zone euro, les publications clés suivies par les investisseurs incluent : l'IPCH (indice des prix à la consommation harmonisé) publié par Eurostat, les données PMI manufacturier et services de S&P Global (anciennement IHS Markit), les statistiques d'emploi de l'INSEE, et les décisions de politique monétaire de la BCE publiées lors des 8 réunions annuelles du Conseil des gouverneurs. (Source : BCE, Eurostat, INSEE, 2024)
Les résultats trimestriels des entreprises (earnings season) sont aussi un moteur central des mouvements boursiers. Sur Euronext Paris, les sociétés du CAC 40 publient leurs résultats semestriels (S1 en juillet-août) et annuels (FY en février-mars). Certaines publient également des chiffres d'affaires trimestriels. Des résultats supérieurs aux attentes des analystes (consensus Bloomberg) provoquent typiquement une hausse du titre le jour de la publication, et inversement. L'écart entre les bénéfices réels et attendus (earnings surprise) est l'un des facteurs les plus systématiquement corrélés aux rendements boursiers à court terme.
Les tensions géopolitiques — conflits armés, sanctions commerciales, crises énergétiques — constituent également des chocs exogènes qui peuvent brusquement modifier la dynamique des marchés. L'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022 a entraîné une hausse brutale des prix de l'énergie, affectant particulièrement les entreprises européennes énergivores et pesant sur le pouvoir d'achat des ménages. Le CAC 40 a cédé plus de 15% en quelques semaines avant de rebondir. Ces événements imprévisibles illustrent pourquoi une diversification internationale et sectorielle rigoureuse est indispensable dans la construction d'un portefeuille actions résilient.
Avertissement : investir en actions implique un risque de perte en capital, potentiellement totale. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les informations présentées dans ce guide sont de nature éducative et ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé. Consultez un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) ou un conseiller en investissements financiers (CIF) agréé AMF avant de prendre toute décision d'investissement. (Source réglementaire : AMF, autorité administrative indépendante, amf-france.org)
La fiscalité est l'un des facteurs les plus négligés par les investisseurs particuliers, pourtant elle peut réduire le rendement net de 15 % à 30 % selon l'enveloppe utilisée. Voici les points clés à maîtriser pour optimiser légalement votre imposition sur les plus-values.
Plus-values imposables au PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) de 30 %: 12,8 % d'impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux. Option barème progressif possible si votre TMI est inférieure à 12,8 %. Dividendes soumis au même PFU avec abattement de 40 % si option barème. Moins-values reportables sur 10 ans.
Exonération totale d'impôt après 5 ans(seuls les 17,2 % de prélèvements sociaux s'appliquent). Plafond de versement : 150 000 €. Réservé aux actions européennes et OPCVM éligibles. Retraits avant 5 ans entraînent la clôture du plan et l'imposition au PFU.
Abattement annuel de 4 600 €(9 200 € pour un couple) sur les gains après 8 ans. Taxation à 7,5 % + prélèvements sociaux sur la fraction dépassant l'abattement. Idéal pour la transmission patrimoniale : abattement de 152 500 € par bénéficiaire en cas de décès (versements avant 70 ans).
Versements déductibles du revenu imposable dans la limite de 10 %des revenus professionnels (32 909 € max en 2025). Capital bloqué jusqu'à la retraite (sauf accidents de la vie). Particulièrement avantageux pour les contribuables à forte imposition (TMI 30–45 %).
Sources : DGFIP, impots.gouv.fr, AMF, Loi de Finances 2025. Ces informations sont à titre éducatif uniquement. Consultez un conseiller fiscal pour votre situation personnelle.
⚠️ Point clé pour les investisseurs transfrontaliers
Si vous détenez des actions américaines (Apple, Microsoft, NVIDIA) via un CTO français, les dividendes subissent une retenue à la source américaine de 15 % (réduite grâce à la convention fiscale franco-américaine du 31 août 1994, contre 30 % pour les résidents non conventionnés). Cette retenue est en général récupérable via un crédit d'impôt lors de votre déclaration française. Conservez les formulaires IRS 1042-S fournis par votre courtier pour justifier ce crédit.