Salaire brut en net 2026 : le calculateur complet
Mis à jour le 4 juillet 2026 · Barème IR 2026 et taux de cotisations en vigueur
Réponse rapide
Pour passer du brut au net : retirez ~22 % de cotisations (non-cadre) ou ~25 % (cadre), puis l'impôt à la source selon le barème 2026. Exemple : 2 300 € brut ≈ 1 794 € net avant impôt, 1 716 € après impôt (célibataire, 1 part).
Calculateur brut → net 2026
Net avant impôt / mois
1 794 €
21 528 € / an
Net après impôt / mois
1 716 €
1 part, barème 2026
Prélèvement total
25,4 %
cotisations + impôt
Détail du calcul
| Brut annuel | 27 600 € |
| Cotisations salariales (22 %) | - 6 072 € |
| Net avant impôt | 21 528 € |
| Net imposable (après abattement 10 %) | 20 083 € |
| Impôt sur le revenu (1 part) | - 933 € |
| Net après impôt annuel | 20 595 € |
Estimation indicative pour un salarié à temps plein, célibataire, 1 part fiscale, sans autres revenus. Taux de cotisations moyens ; l'impôt réel dépend de votre taux de prélèvement à la source personnalisé. Barème IR 2026 (revenus 2025).
Tableau brut en net 2026 (mensuel)
Estimations pour un temps plein, calculées avec les mêmes paramètres que le calculateur : net avant impôt (cotisations moyennes) puis net après impôt pour un célibataire à 1 part, sans autre revenu. Le SMIC 2026 figure en première ligne à titre de repère.
| Brut mensuel | Net avant impôt (non-cadre) | Net après impôt (non-cadre) | Net avant impôt (cadre) |
|---|---|---|---|
| 1 802 € | 1 406 € | 1 368 € | 1 352 € |
| 1 900 € | 1 482 € | 1 436 € | 1 425 € |
| 2 000 € | 1 560 € | 1 506 € | 1 500 € |
| 2 100 € | 1 638 € | 1 576 € | 1 575 € |
| 2 300 € | 1 794 € | 1 716 € | 1 725 € |
| 2 500 € | 1 950 € | 1 856 € | 1 875 € |
| 2 700 € | 2 106 € | 1 996 € | 2 025 € |
| 3 000 € | 2 340 € | 2 206 € | 2 250 € |
| 3 500 € | 2 730 € | 2 541 € | 2 625 € |
| 4 000 € | 3 120 € | 2 821 € | 3 000 € |
| 5 000 € | 3 900 € | 3 383 € | 3 750 € |
Élaboration Vextor Capital sur barème IR 2026 (Service-Public.fr) et taux de cotisations moyens URSSAF/AGIRC-ARRCO.
Du brut au net : la méthode complète
Le salaire brut est la rémunération convenue au contrat, avant tout prélèvement. Entre ce montant et la somme qui arrive sur votre compte, trois étages de prélèvements s'empilent — et les connaître permet de lire sa fiche de paie, de comparer deux offres d'emploi et d'anticiper une négociation salariale.
1. Les cotisations salariales (~22 à 25 %)
Premier étage : les cotisations sociales retenues sur votre paie. Les plus lourdes sont la CSG (9,2 % sur 98,25 % du brut, dont 6,8 points déductibles de l'impôt), la retraite de base (6,90 % plafonnée + 0,40 % déplafonnée) et la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO (3,15 % sur la tranche 1, 8,64 % sur la tranche 2), auxquelles s'ajoutent la CRDS (0,5 %) et, pour les cadres, l'APEC. Au total, comptez environ 22 % du brut pour un non-cadre et 25 % pour un cadre — c'est la fourchette que reprennent l'URSSAF et les simulateurs officiels. Ces cotisations ne sont pas de l'argent perdu : elles financent votre retraite, l'assurance maladie et le chômage.
2. Le net imposable et l'abattement de 10 %
Deuxième étage : l'assiette de l'impôt. Le net imposable est un peu supérieur au net avant impôt, car la fraction non déductible de la CSG (2,4 %) et la CRDS (0,5 %) restent imposables. L'administration applique ensuite automatiquement l'abattement de 10 % pour frais professionnels — au minimum 504 €, au maximum 14 426 € — sauf si vous optez pour les frais réels. C'est sur ce revenu abattu que le barème s'applique, par part de quotient familial.
3. Le barème 2026 et le prélèvement à la source
Troisième étage : l'impôt sur le revenu, prélevé chaque mois par l'employeur au taux communiqué par l'administration fiscale. Le barème 2026, revalorisé de 0,9 %, compte cinq tranches : 0 % jusqu'à 11 600 €, 11 % jusqu'à 29 579 €, 30 % jusqu'à 84 577 €, 41 % jusqu'à 181 917 € et 45 % au-delà. Le taux de prélèvement personnalisé intègre l'ensemble des revenus du foyer et le nombre de parts : notre calculateur simule le cas d'un célibataire à 1 part — un couple avec enfants paiera moins à salaire égal.
Barème de l'impôt sur le revenu 2026
| Tranche de revenu (par part) | Taux 2026 |
|---|---|
| Jusqu'à 11 600 € | 0 % |
| 11 601 € – 29 579 € | 11 % |
| 29 580 € – 84 577 € | 30 % |
| 84 578 € – 181 917 € | 41 % |
| Au-delà de 181 917 € | 45 % |
Rappel utile : le barème est progressif par tranche. Avec 35 000 € de revenu imposable, vous ne payez pas 30 % sur tout — seuls les 5 421 € au-dessus de 29 579 € supportent ce taux, le reste étant taxé à 0 % puis 11 %. Craindre de « changer de tranche » après une augmentation est le malentendu fiscal le plus répandu : un euro de salaire en plus laisse toujours du net en plus.
Non-cadre, cadre, fonction publique : quelles différences ?
À brut égal, le statut change le net. Un non-cadre du privé cède environ 22 % de cotisations ; un cadre autour de 25 %, la tranche 2 de la retraite complémentaire et la prévoyance obligatoire pesant davantage sur les salaires élevés — en contrepartie de droits à retraite supérieurs. Dans la fonction publique, l'absence de cotisation chômage et un régime de retraite propre ramènent les retenues vers 15 à 17 % du traitement indiciaire, mais primes et indemnités suivent des règles particulières. Enfin, l'alternance et les stagesbénéficient d'exonérations spécifiques : pour ces statuts, le net réel dépasse ce qu'indiquerait un calcul standard.
Les erreurs classiques du calcul brut-net
- Confondre net avant et après impôt : depuis le prélèvement à la source, l'offre d'embauche parle en brut, la fiche de paie affiche les deux nets — comparez toujours la même ligne.
- Appliquer 23 % à tous les profils : le raccourci « net = brut × 0,77 » vaut pour un non-cadre moyen, pas pour un cadre, un fonctionnaire ou un alternant.
- Oublier la mutuelle d'entreprise : la part salariale de la complémentaire santé (20 à 60 € par mois) se retranche du net et varie d'un employeur à l'autre.
- Négliger le 13e mois : un brut annuel versé sur 13 mensualités donne un mensuel plus faible mais un total annuel identique — raisonnez toujours en annuel pour comparer deux offres.
- Croire au saut de tranche :seule la fraction du revenu qui dépasse un seuil est taxée au taux supérieur ; une augmentation ne fait jamais perdre de l'argent net.
Glossaire
- Salaire brut
- Rémunération contractuelle avant cotisations sociales et impôt : la référence des offres d'emploi et des négociations.
- Net avant impôt
- Brut moins cotisations salariales : l'ancien « net à payer », avant retenue de l'impôt à la source.
- Net après impôt
- Somme effectivement virée sur le compte, après prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu.
- Net imposable
- Assiette de l'impôt : net avant impôt majoré de la CSG/CRDS non déductible, avant abattement de 10 %.
- CSG / CRDS
- Contributions sociales (9,2 % + 0,5 % sur 98,25 % du brut) finançant la protection sociale ; la CSG n'est déductible qu'à hauteur de 6,8 points.
- AGIRC-ARRCO
- Régime unifié de retraite complémentaire des salariés du privé, cotisé par tranches (T1 jusqu'au plafond de la Sécurité sociale, T2 au-delà).
- Prélèvement à la source
- Retenue mensuelle de l'impôt sur la paie, au taux personnalisé calculé par l'administration fiscale.
- Quotient familial
- Système de parts qui divise le revenu imposable du foyer : 1 part pour un célibataire, 2 pour un couple, majorées par enfant.
- Abattement de 10 %
- Déduction forfaitaire pour frais professionnels (min. 504 €, max. 14 426 €), appliquée par défaut avant le barème.
- Taux marginal (TMI)
- Taux de la tranche la plus haute atteinte par votre revenu — différent du taux moyen réellement payé.
- Plafond de la Sécurité sociale
- Référence annuelle qui borne plusieurs cotisations et sépare les tranches 1 et 2 de la retraite complémentaire.
- SMIC
- Salaire minimum légal ; en 2026, environ 1 802 € brut mensuel pour 35 heures.
Questions fréquentes
Comment convertir un salaire brut en net en 2026 ?
Le passage du brut au net se fait en deux étapes. D'abord, on retire les cotisations salariales — retraite de base et complémentaire, CSG, CRDS, assurance chômage résiduelle — qui représentent environ 22 % du brut pour un non-cadre du privé, 25 % pour un cadre et 15 % dans la fonction publique : on obtient le net avant impôt, dit aussi net à payer avant prélèvement à la source. Ensuite, l'employeur retient l'impôt sur le revenu selon votre taux de prélèvement à la source, calculé par l'administration fiscale à partir du barème 2026. Le résultat est le net après impôt, la somme réellement virée sur votre compte.
2 300 € brut, ça fait combien en net ?
Pour un salarié non-cadre du privé, 2 300 € brut par mois donnent environ 1 794 € net avant impôt, soit environ 1 716 € après impôt sur le revenu pour un célibataire sans autre revenu (1 part fiscale, barème 2026). Pour un cadre, avec des cotisations autour de 25 %, le net avant impôt descend à environ 1 725 €. Ces montants restent des estimations : mutuelle d'entreprise, titres-restaurant, heures supplémentaires exonérées ou primes modifient le résultat exact figurant sur votre fiche de paie.
Quelle est la différence entre net avant impôt et net après impôt ?
Le net avant impôt est ce qui reste du brut une fois les cotisations sociales retirées : c'est le « net à payer » historique, celui dont on parlait avant 2019. Depuis le prélèvement à la source, l'employeur retient aussi l'impôt sur le revenu directement sur la paie : le net après impôt est donc la somme effectivement versée sur votre compte. L'écart entre les deux dépend de votre taux personnalisé, qui reflète l'ensemble des revenus du foyer, le nombre de parts et les éventuelles réductions d'impôt. Un célibataire au SMIC a un taux proche de 0 %, un cadre célibataire à 60 000 € brut annuel dépasse 10 %.
Pourquoi les cadres cotisent-ils plus que les non-cadres ?
Depuis la fusion AGIRC-ARRCO en 2019, cadres et non-cadres cotisent au même régime de retraite complémentaire avec les mêmes taux par tranche. La différence de cotisations — environ 25 % contre 22 % — vient surtout du niveau de salaire : la tranche 2 de la retraite complémentaire (au-delà du plafond de la Sécurité sociale) est plus fortement cotisée, et les cadres y sont plus souvent exposés. S'y ajoutent l'APEC (0,024 % salarial) et la prévoyance obligatoire des cadres, financée par l'employeur. En contrepartie, ces cotisations supplémentaires ouvrent des droits à retraite plus élevés.
Le barème de l'impôt sur le revenu 2026 a-t-il changé ?
Oui, les tranches ont été revalorisées de 0,9 % pour neutraliser l'inflation. Le barème appliqué en 2026 aux revenus de 2025 est : 0 % jusqu'à 11 600 €, 11 % de 11 601 à 29 579 €, 30 % de 29 580 à 84 577 €, 41 % de 84 578 à 181 917 € et 45 % au-delà. Ces seuils s'entendent par part de quotient familial, après l'abattement de 10 % pour frais professionnels (plafonné à 14 426 €). Seule la fraction du revenu qui dépasse chaque seuil est taxée au taux supérieur — passer une tranche n'augmente jamais l'impôt sur tout le revenu.
Le salaire net fonction publique se calcule-t-il pareil ?
Le principe est identique mais les taux diffèrent : les fonctionnaires ne cotisent pas à l'assurance chômage ni à la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO, leurs retenues (pension civile à 11,10 %, CSG, CRDS, RAFP) totalisent environ 15 à 17 % du brut selon le statut et les primes. Attention toutefois : une partie de la rémunération des agents publics passe par des primes et indemnités qui ne sont pas toutes soumises aux mêmes retenues. Notre option « fonction publique » applique un taux moyen de 15 % — pour une simulation précise, la fiche de paie ou le simulateur de votre ministère restent la référence.
Que valent les 10 % d'abattement pour frais professionnels ?
Avant d'appliquer le barème, l'administration retire automatiquement 10 % du salaire imposable au titre des frais professionnels, avec un minimum de 504 € et un plafond de 14 426 € (barème 2026). C'est l'option par défaut, avantageuse pour la grande majorité des salariés. Si vos frais réels — kilométrage domicile-travail, repas, télétravail, formation — dépassent ces 10 %, vous pouvez opter pour la déduction des frais réels lors de la déclaration, justificatifs à l'appui. Notre calculateur applique l'abattement standard de 10 %, comme le fait l'administration par défaut.
Ce calculateur vaut-il pour l'alternance, les stages ou l'intérim ?
Non, pas directement. Les apprentis bénéficient d'exonérations spécifiques de cotisations salariales et d'une exonération d'impôt jusqu'à un plafond annuel ; les gratifications de stage inférieures au minimum légal ne supportent quasiment aucune cotisation ; l'intérim ajoute des primes de fin de mission et de congés payés (environ +20 % de brut) qui suivent des règles propres. Pour un CDI ou un CDD classique du privé, l'estimation est fiable ; pour ces statuts particuliers, le résultat réel sera plus favorable que ce que le calculateur affiche.
Sources officielles
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Informations et estimations à visée exclusivement pédagogique : elles ne constituent ni un conseil fiscal, ni un conseil en gestion de paie. Les montants réels dépendent de votre situation (parts fiscales, mutuelle, primes, statut) et peuvent différer de la fiche de paie. Pour toute décision, rapprochez-vous d'un expert-comptable ou de l'administration. Une erreur à signaler ? Passez par notre page corrections.