Paires de devises : six monnaies nommées par la règle, quarante-six mesurées par la série
Le classement en « majeures », « mineures » et « exotiques » circule partout et ne vient de nulle part : aucun texte français ne l’emploie, et les listes publiées ne coïncident pas entre elles. Il existe pourtant une liste fermée, dans un texte daté, et elle n’a rien à voir avec le prestige d’une monnaie : elle sert à fixer un dépôt. À côté, il existe une série publique où l’on peut regarder ce que les monnaies ont fait pendant vingt-sept ans — y compris celles qui ont disparu en cours de route parce que leur pays a rejoint la zone euro. Cette page met les deux côte à côte : la liste qui oblige, et les 7 069 jours qui mesurent.
Où cela s’applique, jusqu’à quand, et ce que cette page n’est pas
Où. La liste de six devises est française : elle vient de l’annexe I d’une décision de l’AMF applicable aux contrats vendus à des clients non professionnels en France ou depuis la France. Les taux de conversion irrévocables sont, eux, européens et s’appliquent partout dans l’Union. Les statistiques calculées ici n’ont aucune juridiction : ce sont des divisions faites sur une série publique.
Jusqu’à quand. Les trois sources ont été ouvertes le 13 août 2026. La série de change s’arrête à sa dernière observation, le 12 août 2026 ; chaque jour ouvré en ajoute une et déplace légèrement chaque écart-type. Les taux de conversion, eux, sont irrévocables par construction : ils ne bougeront jamais. Une observation de 1999 non plus.
Ce que cette page n’est pas. Aucun écart de cotation, aucun coût, aucun intermédiaire nommé, aucune prévision, aucune recommandation de paire ni d’horizon. Vextor Capital ne vend aucun instrument financier, n’est pas intermédiaire, n’est autorisée par aucune autorité de supervision et ne détient aucune position de change.
La seule liste fermée qui existe en droit français
Le point a) de l’annexe I de la décision de l’AMF du 1er août 2019 nomme six devises et une seule fois : « dollar US, euro, yen japonais, livre sterling, dollar canadien ou franc suisse ». La condition d’application est que la paire sous-jacente soit composée de deux d’entre elles. Six éléments pris deux à deux donnent quinze combinaisons — le calcul est 6 × 5 ÷ 2 — et il n’y en a pas une seizième.
Les quinze sont donc : euro-dollar, euro-yen, euro-livre, euro-dollar canadien, euro-franc suisse, dollar-yen, dollar-livre, dollar-dollar canadien, dollar-franc suisse, yen-livre, yen-dollar canadien, yen-franc suisse, livre-dollar canadien, livre-franc suisse, et dollar canadien-franc suisse. Toute paire comportant une monnaie absente de la liste — le zloty, la couronne suédoise, le real, le rand — relève du point b) et d’un dépôt supérieur, au même rang que l’or. La conversion de ces pourcentages en euros est faite dans la page consacrée à la marge.
Ce que cette liste ne dit pas mérite d’être noté aussi clairement que ce qu’elle dit. Elle n’emploie ni le mot majeure, ni le mot exotique, ni aucun classement de liquidité. Elle ne dit pas qu’une paire est plus sûre qu’une autre. Elle dit qu’un fournisseur doit exiger un dépôt plus faible sur ces quinze-là, et le motif publié est une simulation de volatilité, pas une hiérarchie de qualité.
Cinq paires se lisent, dix se calculent
La série publique de référence en Europe est celle des taux de change de référence de la Banque centrale européenne. Elle a une propriété qui décide de tout ce qui suit : l’euro y est toujours la devise de base. Toutes les cotations sont « combien d’unités de l’autre monnaie pour un euro », et il n’existe aucune ligne qui n’ait pas l’euro d’un côté.
Sur les quinze combinaisons de l’annexe, cinq contiennent l’euro et se lisent donc directement dans la série. Les dix autres doivent être reconstituées par division de deux cotations : ce sont des cours croisés, et un cours croisé cumule les arrondis des deux nombres dont il vient. La démonstration se fait sur les cotations du 12 août 2026, avec deux divisions.
Ce jour-là, la BCE publie 1 euro = 1,1545 dollar et 1 euro = 0,85358 livre sterling. La livre contre le dollar vaut donc 1,1545 ÷ 0,85358 = 1,352539. Mais 1,1545 est un nombre arrondi : la valeur vraie est quelque part entre 1,15445 et 1,15455, et de même 0,85358 recouvre l’intervalle 0,853575 – 0,853585. En combinant les bornes, le cours croisé se situe entre 1,352472 et 1,352605. L’intervalle est large de 1,33 pip, et cette incertitude ne vient d’aucun marché : elle vient du seul affichage des deux nombres publiés.
Ce n’est pas une critique de la série, qui n’a jamais prétendu servir à cela. C’est la raison pour laquelle toutes les mesures de ce site portent sur des cotations contenant l’euro, et pourquoi une page qui publie un cours croisé au dixième de pip à partir de cette source publie une précision qu’elle n’a pas.
Le nombre de décimales n’est pas fixe, et cela se voit
Une deuxième propriété de la série surprend quiconque l’ouvre pour la première fois : le nombre de décimales varie d’une monnaie à l’autre. Au 12 août 2026, le dollar est publié avec quatre décimales (1,1545), la livre avec cinq (0,85358), le yen avec deux (183,67), la roupie indonésienne avec deux également mais sur cinq chiffres avant la virgule (20 599,86). Ce qui est stable n’est pas le nombre de décimales, c’est l’ordre de grandeur du nombre de chiffre significatif retenus, entre cinq et sept selon la monnaie.
La conséquence est directe pour la notion de pip, qui est définie par une position décimale et non par une précision relative. Une variation de la dernière décimale publiée ne vaut pas la même chose d’une monnaie à l’autre, et le pip lui-même n’est pas défini par la source qui publie les taux. Ce que vaut un pip, comment il se convertit dans la monnaie d’un compte et pourquoi cette valeur change tous les jours est développé dans la page qui fait ce calcul entièrement.
Vingt-quatre séries complètes, classées par agitation
La série contient 46 monnaies sur toute sa durée, mais seules 24 ont une observation à chacun des 7 069 jours publiés entre le 4 janvier 1999 et le 12 août 2026. Ce sont celles-là, et elles seules, qui se comparent sans précaution. L’écart-type ci-dessous est celui des 7 068 variations quotidiennes de chaque monnaie contre l’euro ; les extrêmes sont les cotations minimale et maximale observées, avec leur date.
| Monnaie, contre un euro | Écart-type quotidien | Cotation la plus basse | Cotation la plus haute | Haute ÷ basse |
|---|---|---|---|---|
| Livre turque | 1,3246 % | 0,370147 (07/01/1999) | 55,1363 (12/08/2026) | 148,96 |
| Rand sud-africain | 0,9335 % | 6,0785 (02/02/2000) | 21,8788 (11/04/2025) | 3,60 |
| Peso mexicain | 0,8697 % | 7,6238 (02/07/2001) | 27,0896 (06/04/2020) | 3,55 |
| Roupie indonésienne | 0,8264 % | 6 707,81 (12/07/1999) | 21 034,06 (05/06/2026) | 3,14 |
| Yen japonais | 0,7055 % | 89,30 (26/10/2000) | 187,72 (17/04/2026) | 2,10 |
| Won sud-coréen | 0,6817 % | 938,67 (26/10/2000) | 1 993,95 (02/03/2009) | 2,12 |
| Dollar néo-zélandais | 0,6592 % | 1,3884 (21/04/2015) | 2,5535 (02/02/2009) | 1,84 |
| Dollar australien | 0,6353 % | 1,1639 (09/08/2012) | 2,0735 (18/12/2008) | 1,78 |
| Peso philippin | 0,6233 % | 36,836 (03/05/2000) | 76,758 (28/12/2004) | 2,08 |
| Dollar canadien | 0,5861 % | 1,2139 (16/08/2012) | 1,8123 (13/01/1999) | 1,49 |
| Baht thaïlandais | 0,5845 % | 33,204 (29/11/2019) | 53,536 (15/07/2008) | 1,61 |
| Dollar des États-Unis | 0,5820 % | 0,8252 (26/10/2000) | 1,5990 (15/07/2008) | 1,94 |
| Dollar de Hong Kong | 0,5773 % | 6,4361 (26/10/2000) | 12,4702 (15/07/2008) | 1,94 |
| Ringgit malaisien | 0,5635 % | 3,1551 (25/10/2000) | 5,1857 (03/07/2008) | 1,64 |
| Zloty polonais | 0,5319 % | 3,2053 (28/07/2008) | 4,9525 (07/03/2022) | 1,55 |
| Forint hongrois | 0,5269 % | 228,16 (18/07/2008) | 430,65 (13/10/2022) | 1,89 |
| Couronne norvégienne | 0,4951 % | 7,2225 (08/01/2003) | 12,3165 (19/03/2020) | 1,71 |
| Livre sterling | 0,4794 % | 0,57110 (03/05/2000) | 0,97855 (29/12/2008) | 1,71 |
| Leu roumain | 0,4632 % | 1,2912 (12/01/1999) | 5,2646 (07/05/2026) | 4,08 |
| Dollar de Singapour | 0,4585 % | 1,3838 (27/09/2022) | 2,2323 (29/12/2004) | 1,61 |
| Couronne suédoise | 0,4030 % | 8,0550 (03/05/2000) | 11,9872 (18/09/2023) | 1,49 |
| Franc suisse | 0,3923 % | 0,9008 (09/03/2026) | 1,6803 (12/10/2007) | 1,87 |
| Couronne tchèque | 0,3388 % | 22,968 (21/07/2008) | 38,583 (24/03/1999) | 1,68 |
| Couronne danoise | 0,0147 % | 7,4234 (25/04/2003) | 7,4758 (10/08/2026) | 1,01 |
Trois lectures méritent d’être faites, et elles ne sont pas celles qu’on attend. D’abord, l’écart entre le haut et le bas du tableau est un facteur 90 : 1,3246 % pour la livre turque contre 0,0147 % pour la couronne danoise. Ensuite, les quatre monnaies de l’annexe I qui figurent ici — dollar, yen, livre, franc suisse — ne sont pas les moins agitées de la liste : le yen, à 0,7055 %, arrive cinquième sur vingt-quatre, devant le dollar australien et le peso philippin. La règle ne les a pas choisies parce qu’elles bougent peu.
Enfin, la couronne danoise mérite qu’on s’y arrête, parce qu’elle est la démonstration que « paire de devises » ne signifie pas nécessairement « prix qui varie ». Son écart-type quotidien est vingt-trois fois plus petit que celui de la couronne tchèque, qui la précède immédiatement, et son rapport entre cotation haute et cotation basse est de 1,01 sur vingt-sept ans : elle a évolué entre 7,4234 et 7,4758. Une variation de 0,0147 % par jour sur une exposition à laquelle la règle demande 3,33 % de dépôt n’a pas le même sens qu’une variation de 1,32 %.
Un mot sur la première ligne, parce qu’elle est trompeuse si on la lit vite. Le rapport de 148,96 entre le maximum et le minimum de la livre turque n’est pas une mesure de volatilité : c’est une mesure de dérive sur vingt-sept ans, de 0,372274 le 4 janvier 1999 à 55,1363 le 12 août 2026. Le même 4 janvier 1999, le fichier contient une seconde ligne pour la même monnaie, sous un autre code, qui vaut 372 274,0 : exactement un million de fois plus. Ce sont deux écritures du même taux, avant et après la redénomination du 1er janvier 2005, et la série en anciennes unités s’arrête le 31 décembre 2004 à 1 836 200 pour un euro. Le leu roumain fait la même chose avec un facteur dix mille : 1,3111 d’un côté et 13 111,0 de l’autre, le même premier jour.
Dix monnaies qui s’arrêtent le jour où leur pays rejoint l’euro
Les vingt-deux monnaies qui n’ont pas les 7 069 observations n’ont pas toutes disparu pour la même raison, et dix d’entre elles ont la plus vérifiable de toutes : leur pays a adopté l’euro. La BCE ne publie pas de taux de référence pour l’euro contre lui-même, donc la série s’arrête au dernier jour ouvré avant l’adoption.
Ce qui rend l’observation intéressante, c’est que la dernière valeur publiée peut être comparée à un autre document : l’article premier du règlement (CE) n° 2866/98 du Conseil du 31 décembre 1998, qui fixe les taux de conversion irrévocable et que le Conseil a modifié dix fois pour y ajouter chaque nouvel entrant. Huit fois sur dix, les deux nombres sont identiques au dernier chiffre.
| Monnaie | Dernière cotation | Valeur publiée ce jour-là | Taux du règlement 2866/98 | Comparaison | Observations |
|---|---|---|---|---|---|
| Drachme grecque | 29/12/2000 | 340,750 | 340,750 | identique | 514 |
| Tolar slovène | 29/12/2006 | 239,640 | 239,640 | identique | 2 049 |
| Lire maltaise | 31/12/2007 | 0,429300 | 0,429300 | identique | 2 304 |
| Livre chypriote | 31/12/2007 | 0,585274 | 0,585274 | identique | 2 304 |
| Couronne slovaque | 31/12/2008 | 30,126000 | 30,1260 | identique | 2 560 |
| Couronne estonienne | 31/12/2010 | 15,646600 | 15,6466 | identique | 3 074 |
| Lats letton | 31/12/2013 | 0,702804 | 0,702804 | identique | 3 842 |
| Litas lituanien | 31/12/2014 | 3,452800 | 3,45280 | identique | 4 097 |
| Kuna croate | 30/12/2022 | 7,536500 | 7,53450 | écart de 0,00200 | 5 880 |
| Lev bulgare | 31/12/2025 | 1,955800 | 1,95583 | arrondi d’affichage | 6 515 |
Les deux exceptions doivent être dites, et elles ne sont pas de même nature. Pour le lev bulgare, la dernière valeur publiée est 1,9558 et le taux de conversion est 1,95583 : c’est le même nombre affiché avec cinq chiffres significatifs au lieu de six, donc un écart d’affichage et non de contenu. Pour la kuna croate, en revanche, la dernière cotation du 30 décembre 2022 est 7,5365 tandis que le taux fixé est 7,53450 : un écart réel de 0,00200, soit 20 pips sur la quatrième décimale. Neuf des dix monnaies terminent donc exactement sur leur taux futur, et l’une non.
Le cas le plus net de tous est la couronne estonienne. Elle a 3 074 observations, du 4 janvier 1999 au 31 décembre 2010, et toutes valent 15,646600. L’écart-type de ses variations quotidiennes est exactement zéro sur douze ans, et sa dernière cotation est, au chiffre près, le taux de conversion que le règlement (UE) n° 671/2010 du Conseil du 13 juillet 2010 lui a assigné. Une ligne d’un fichier de taux de change peut donc être parfaitement plate pendant trois mille jours.
Le dernier entrant apporte une coïncidence exacte qui vaut d’être vérifiée soi-même. Le règlement (UE) 2025/1409 du Conseil du 8 juillet 2025 a ajouté au règlement de 1998 la ligne « = 1,95583 lev bulgare ». Trois lignes plus haut, depuis 1998, figure « = 1,95583 marks allemands ». Les deux taux de conversion sont le même nombre, à la cinquième décimale. Et pour un lecteur français, la ligne qui suit dit « = 6,55957 francs français » : c’est le taux auquel le franc a été converti, il est irrévocable, et il est écrit dans le même article que celui du lev.
Vingt-deux monnaies sur quarante-six n’ont pas les 7 069 observations ; dix sont celles du tableau ci-dessus. Les douze restantes se rangent en trois groupes que le comptage suffit à distinguer. Deux sont des écritures anciennes de monnaies encore présentes, la lire turque et le leu roumain avant redénomination. Quatre commencent le même jour, le 13 janvier 2000 : le real brésilien, le shekel israélien, la roupie indienne et le renminbi chinois. Quatre s’arrêtent le même jour, le 30 octobre 2020 : le peso argentin, le dinar algérien, le dirham marocain et le dollar de Taïwan. Restent le rouble russe, dont la dernière observation est datée du 1er mars 2022, et la couronne islandaise, qui compte 4 728 observations réparties sur toute la période, donc avec des interruptions internes. Un arrêt ou une reprise de publication est un fait observable dans le fichier ; sa cause est une information distincte, que la série ne contient pas et que cette page ne devine pas.
Ce que ces sources ne disent pas
- Aucune source ouverte ici ne définit « paire majeure », « mineure » ou « exotique ». Le texte français nomme six devises pour fixer un dépôt, sans employer ces mots. Toute liste de « majeures » trouvée ailleurs est un usage de secteur, pas une définition, et elle varie d’un site à l’autre.
- La série ne contient ni cours acheteur, ni cours vendeur, ni volume. Une valeur par monnaie et par jour ouvré, issue d’une procédure de concertation entre banques centrales tenue généralement vers 14 h 10 CET. La BCE écrit que ces taux sont publiés à titre d’information et déconseille fortement leur usage transactionnel.
- Il n’y a pas d’observation les jours fériés. Les jour de fermeture TARGET créent des trous réels dans le calendrier, et une « variation quotidienne » qui enjambe un tel trou couvre plus de vingt-quatre heures. Les écarts-types publiés ici incorporent ce fait sans le corriger, et le disent.
- Un écart-type sur vingt-sept ans ne décrit aucune période particulière. Il agrège des régimes de change très différents, y compris des périodes d’ancrage, et ne prédit rien. Les mêmes séries découpées par fenêtres donnent des résultats différents, ce que montre la page sur la gestion du risque.
- Le rapport entre cotation haute et basse n’est pas un rendement. Il ne tient compte d’aucun intérêt, d’aucun coût et d’aucune date d’entrée ; c’est l’amplitude d’une série, rien de plus.
- Aucune raison de sortie n’est écrite dans le fichier. L’adoption de l’euro a été vérifiée par un autre document, le règlement de 1998 et ses dix modifications. Pour les autres arrêts, aucune source ouverte pour cette page ne fournit de motif, et aucun n’est avancé.
- Rien ici ne dit combien coûte l’accès à une paire. Écarts de cotation, commissions et coûts de financement ne figurent dans aucune des trois sources et sont fixés par chaque fournisseur ; où les lire est expliqué dans la page sur les coûts.
Comment vérifier vous-même
- Ouvrir la décision de l’AMF du 1er août 2019 à son annexe I et compter les devises du point a) : il y en a six. Calculer 6 × 5 ÷ 2 : quinze combinaisons.
- Télécharger la série complète des taux de change de référence depuis la version 1 de Frankfurter, sans filtre de monnaie, et compter les dates : 7 069, du 4 janvier 1999 au 12 août 2026.
- Compter les codes de monnaie distincts présents au moins une fois : 46. Compter ceux présents aux 7 069 dates : 24.
- Diviser 1,1545 par 0,85358 : 1,352539. Refaire la division avec 1,15455 ÷ 0,853575 puis 1,15445 ÷ 0,853585 : l’écart entre les deux résultats est de 1,33 pip.
- Chercher la dernière date où la couronne estonienne apparaît : le 31 décembre 2010. Vérifier que toutes ses valeurs valent 15,646600, puis retrouver ce nombre dans l’article premier du règlement (CE) n° 2866/98 consolidé.
- Dans ce même article, lire les lignes du mark allemand et du lev bulgare l’une après l’autre : elles portent le même nombre, 1,95583.
Où aller ensuite
- Qu’est-ce qu’un pip — l’arithmétique complète, sur une paire à quatre décimales et sur une paire à deux.
- Comment fonctionne le forex — la seule mesure de taille de ce marché, table par table, et la place de chaque monnaie dedans.
- Banques centrales et forex — les quatre taux directeurs et la série quotidienne de la BCE recomptée jour par jour.
- Toutes les pages forex — l’index de la rubrique, à un clic.
Sources ouvertes pour cette page
Les quatre sources ci-dessous ont été ouvertes et lues le 13 août 2026, et tous les calculs ont été refaits le même jour sur l’intégralité de la série, jamais sur un extrait. Vérifié le 13 août 2026.
- Série complète des taux de change de référence de la Banque centrale européenne, version v1, toutes monnaiesUtilisée pour : les 7 069 dates du 4 janvier 1999 au 12 août 2026, les 46 codes de monnaie, les 24 séries complètes avec leurs écarts-types, minima, maxima et dates, les dix dernières cotations avant adoption de l’euro, les 3 074 observations constantes de la couronne estonienne, et les nombres de décimales publiés le 12 août 2026. La version 2 du même service mélange par défaut plusieurs dizaines de banques centrales et n’a pas été utilisée.
- Règlement (CE) n° 2866/98 du Conseil du 31 décembre 1998 concernant les taux de conversion entre l’euro et les monnaies des États membres adoptant l’euro, version consolidée au 1er janvier 2026Utilisé pour : les taux de conversion irrévocables de l’article premier, dont 6,55957 francs français, 1,95583 marks allemands, 1,95583 lev bulgare, 15,6466 couronnes estoniennes, 340,750 drachmes grecques, 7,53450 kunas croates et 3,45280 litas lituanien ; et la liste des dix règlements modificatifs, du règlement (CE) n° 1478/2000 au règlement (UE) 2025/1409 du 8 juillet 2025.
- AMF — Décision du 1er août 2019 restreignant la commercialisation des contrats financiers avec paiement d’un différentiel aux investisseurs non professionnelsUtilisée pour : la liste nominative des six devises du point a) de l’annexe I, et le fait que le point b) vise toute paire comportant au moins une devise absente de cette liste.
- Banque centrale européenne — taux de change de référence de l’euroUtilisée pour : la publication tous les jours ouvrés sauf jours de fermeture TARGET, la procédure de concertation entre banques centrales généralement tenue vers 14 h 10 CET, la mise à jour vers 16 h 00 CET, et la mention selon laquelle ces taux sont publiés à titre d’information et que leur usage transactionnel est fortement déconseillé.
Registre des modifications
- 13 août 2026 — page réécrite intégralement contre des sources ouvertes ce jour-là. Ont été retirés et non réécrits : une classification en paires majeures, mineures et exotiques présentée comme officielle ; des parts de marché par paire sans année d’enquête ni éditeur ; des fourchettes d’écart de cotation données comme des faits ; l’affirmation que les paires majeures représentent 85 % des volumes ; un plafond de levier attribué à l’ESMA sans mention de la décision française qui l’a remplacé ; et des mots-clés dérivés de l’adresse de la page. À leur place : la liste fermée de six devises avec son texte, le décompte des quinze combinaisons, la démonstration chiffrée de l’imprécision d’un cours croisé, les vingt-quatre séries complètes classées par écart-type, et les dix sorties de série confrontées aux taux de conversion irrévocables.
- 5 juin 2026 — première publication de la page.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une paire « majeure », selon un texte ?▼
En droit français, le seul endroit où une liste fermée existe est l’annexe I, point a), de la décision de l’AMF du 1er août 2019. Elle vise les paires composées de deux des six devises suivantes : dollar US, euro, yen japonais, livre sterling, dollar canadien ou franc suisse. Six devises prises deux à deux font quinze combinaisons, ni plus ni moins. Le mot « majeure » n’y figure pas : ce sont les paires auxquelles s’applique la marge la plus faible.
Combien de monnaies la série de la BCE contient-elle ?▼
Quarante-six sur toute sa durée, du 4 janvier 1999 au 12 août 2026. Mais seules vingt-quatre ont une observation à chacun des 7 069 jours publiés. Les vingt-deux autres entrent tard, sortent avant la fin, ou les deux : dix parce que leur pays a adopté l’euro, deux parce que la monnaie a été redénominée, et dix autres pour des raisons que la série elle-même n’explique pas.
Que devient une monnaie qui rejoint l’euro dans cette série ?▼
Sa dernière observation est publiée le dernier jour ouvré avant l’adoption, et pour huit des dix cas, cette dernière valeur est exactement le taux de conversion irrévocable fixé ensuite par le règlement (CE) n° 2866/98. La drachme grecque s’arrête à 340,750 le 29 décembre 2000, la couronne estonienne à 15,646600 le 31 décembre 2010, le litas lituanien à 3,452800 le 31 décembre 2014 : les trois chiffres se retrouvent à l’identique dans le règlement.
Toutes les monnaies bougent-elles ?▼
Non, et deux cas le montrent. La couronne estonienne a 3 074 observations entre 1999 et 2010, toutes égales à 15,646600 : l’écart-type de ses variations quotidiennes est exactement zéro. La couronne danoise, encore publiée aujourd’hui, a un écart-type quotidien de 0,0147 %, contre 0,3388 % pour la monnaie la moins agitée après elle. Un facteur vingt-trois sépare la première de la deuxième.
Le lev bulgare et le mark allemand ont-ils vraiment le même taux ?▼
Oui, au chiffre près. Le règlement (CE) n° 2866/98, dans sa version consolidée au 1er janvier 2026, fixe 1 euro = 1,95583 mark allemand et 1 euro = 1,95583 lev bulgare. Le lev y a été ajouté par le règlement (UE) 2025/1409 du Conseil du 8 juillet 2025. Dans la série de la BCE, le lev s’arrête le 31 décembre 2025.
Peut-on calculer n’importe quelle paire à partir de cette série ?▼
On peut la calculer, mais pas avec la même précision. La BCE cote tout contre l’euro : cinq des quinze combinaisons de l’annexe I contiennent l’euro et se lisent directement, les dix autres s’obtiennent par division et cumulent deux arrondis. Sur les cotations du 12 août 2026, la livre contre le dollar calculée ainsi vaut 1,352539, et la seule imprécision d’affichage des deux taux publiés laisse un intervalle large de 1,33 pip.
La série publie-t-elle un cours d’achat et un cours de vente ?▼
Non. Il y a une valeur par monnaie et par jour ouvré, issue d’une procédure de concertation entre banques centrales qui se tient généralement vers 14 h 10 CET. La BCE précise que ces taux sont publiés à titre d’information et déconseille fortement leur usage pour des transactions. Aucun écart de cotation ne peut donc être tiré de cette source, et cette page n’en publie aucun.
Cette page conseille-t-elle une paire plutôt qu’une autre ?▼
Aucune. Elle nomme les six devises que la règle française retient, compte ce que la série publique contient, et publie les écarts-types observés pour que chacun les compare. Vextor Capital ne vend aucun instrument financier, n’est pas intermédiaire, n’est autorisée par aucune autorité de supervision, ne détient aucune position de change et ne publie aucune prévision.
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