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Les coûts d’un contrat sur devises : ce que les textes nomment, où ils obligent à l’écrire, et ce que cela pèse sur le dépôt

Cette page ne contient aucun tarif, et c’est délibéré. Les écarts de cotation, les commissions et les coûts de financement changent en continu, ne figurent dans aucune source publique datée, et sont propres à chaque contrat : tout chiffre imprimé ici serait faux avant d’être lu. Ce qui est stable, en revanche, est ailleurs, et personne ne le publie : deux règlements européens nomment chaque poste de coût, un par un, et imposent le document où il doit apparaître, la forme sous laquelle il doit être présenté et le moment où il doit être remis. Voilà ce que cette page fournit — la liste des noms exacts à chercher, l’endroit où chercher, et une conversion arithmétique qui manque partout : ce qu’un coût représente une fois rapporté non pas à l’exposition, mais à la somme réellement déposée.

Où cela s’applique, jusqu’à quand, et ce que cette page n’est pas

Où. Les deux règlements délégués sont européens et directement applicables dans toute l’Union, donc en France. Le pourcentage de marge utilisé pour la conversion vient, lui, d’une décision de l’AMF applicable aux contrats vendus à des clients non professionnels en France ou depuis la France. Les divisions n’ont aucune juridiction.

Jusqu’à quand. Les quatre sources ont été ouvertes le 13 août 2026. Les noms des postes de coût ne changent que si les règlements sont modifiés, ce qui est rare et daté. Les pourcentages de conversion, eux, dépendent des taux du 12 août 2026 et changent chaque jour ouvré : c’est la méthode qui est durable, pas le résultat.

Ce que cette page n’est pas. Aucun tarif, aucune fourchette, aucun comparatif, aucun intermédiaire nommé, aucune recommandation. Vextor Capital ne vend aucun instrument financier, n’est pas intermédiaire, n’est autorisée par aucune autorité de supervision et n’a aucun accord commercial avec un acteur du secteur. Aucun lien de cette page n’est un lien d’affiliation.

Avertissement : Ce contenu est fourni à titre informatif et éducatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement. Investir comporte des risques, y compris la perte possible du capital investi. Consultez un conseiller financier qualifié avant toute décision d'investissement. Avertissement sur les risques.

Un règlement européen énumère ces coûts, produit par produit

Le fait le plus utile de cette page tient en une référence. Le règlement délégué (UE) 2017/653, qui complète le règlement sur les documents d’informations clés relatifs aux produits d’investissement packagés de détail, contient une annexe VI qui liste les coûts à prendre en compte. Sa partie II vise les produits qui ne sont pas des fonds, et son point 30 — consacré aux coûts de sortie ponctuels — comporte une lettre c) entièrement dédiée à ces contrats. Elle nomme, en français et sans ambiguïté, tout ce dont il est question ici.

Poste, en langage courantLe nom exact dans le texteOù il est écrit
Commission à l’ouverture ou à la clôture« commissions prélevées par les fournisseurs de CFD — commission globale ou commission sur chaque transaction — à l’ouverture ou à la clôture d’un contrat »Règlement délégué (UE) 2017/653, annexe VI, partie II, point 30, c), i)
Écart entre cours acheteur et cours vendeur« les écarts bid-ask »Règlement délégué (UE) 2017/653, annexe VI, partie II, point 30, c), ii)
Coût de financement d’une position gardée« les coûts de financement quotidiens ou à un jour »Règlement délégué (UE) 2017/653, annexe VI, partie II, point 30, c), ii)
Frais de tenue de compte« les frais de gestion des comptes »Règlement délégué (UE) 2017/653, annexe VI, partie II, point 30, c), ii)
Taxes non incluses dans la juste valeur« les taxes qui ne sont pas déjà inclus dans la juste valeur »Règlement délégué (UE) 2017/653, annexe VI, partie II, point 30, c), ii)
Coût incorporé au prix affiché« les majorations (intégrées au prix de transaction) »Règlement délégué (UE) 2017/565, annexe II, tableau 1
Frais de conversion de devise« les frais de change »Règlement délégué (UE) 2017/565, annexe II, tableaux 1 et 2
Frais uniques d’entrée ou de sortie du service« frais de dépôt, frais de résiliation et coûts de transfert »Règlement délégué (UE) 2017/565, annexe II, tableau 1
Frais récurrents du service« frais de gestion, frais de conseil, frais de garde »Règlement délégué (UE) 2017/565, annexe II, tableau 1

Deux lignes de ce tableau méritent d’être lues deux fois. La ligne « les coûts de financement quotidiens ou à un jour » est ce que l’usage appelle le report de position : c’est un coût qui court avec le temps, indépendamment de tout mouvement de prix, et le texte le classe explicitement parmi les coûts à comptabiliser. La ligne « les majorations (intégrées au prix de transaction) » est plus subtile encore : elle reconnaît qu’un coût peut n’être facturé nulle part et se trouver néanmoins dans le prix affiché. Un lecteur qui cherche une ligne « frais » sur un relevé et n’en trouve pas n’a donc pas démontré qu’il n’en paie pas.

Le côté « service » est couvert par un autre texte, le règlement délégué (UE) 2017/565, dont l’annexe II contient deux tableaux. Le premier vise les coûts du service — frais uniques, frais récurrents, coûts de transaction, coûts des services auxiliaires — et le second les coûts de l’instrument. Une note du même texte explique pourquoi certains postes figurent dans les deux sans faire doublon : les uns sont facturés par l’entreprise qui fournit le service, les autres par celle qui fabrique le produit.

Où ces montants doivent apparaître, et quand

Nommer un coût ne sert à rien si l’on ne sait pas dans quel document le chercher. Les textes le disent, et il y a deux canaux, obligatoires tous les deux.

Le premier est le document d’informations clés. L’article 5 du règlement délégué (UE) 2017/653 impose, dans la section intitulée « Que va me coûter cet investissement ? », la méthode de calcul de l’annexe VI et deux tableaux de l’annexe VII : « Coûts au fil du temps » et « Composition des coûts ». Le premier doit donner « l’indicateur synthétique des coûts agrégés totaux du produit concerné, sous la forme d’un nombre unique, en valeur monétaire et en pourcentage » pour différentes périodes de détention. Ce sont donc les noms exacts de deux tableaux à chercher, et l’exigence qu’un chiffre unique y figure sous deux formes.

Le second canal est l’information ex ante et son pendant annuel, régis par l’article 50 du règlement délégué (UE) 2017/565. L’entreprise doit agréger, d’une part « l’ensemble des coûts et frais liés facturés par l’entreprise d’investissement » pour le service, d’autre part « l’ensemble des coûts et frais liés associés à la production et à la gestion des instruments financiers », et présenter le total « en montant absolu et en pourcentage ». Le paragraphe 9 ajoute que ces informations doivent être fournies « sur une base personnalisée » chaque année lorsque la relation est continue. Un relevé annuel de coûts n’est pas une courtoisie commerciale : c’est une obligation.

Trois exigences de ce même article sont peu connues et directement utiles. Le paragraphe 3 impose, lorsqu’une partie des coûts est libellée en monnaie étrangère, d’indiquer « la monnaie concernée et les taux et frais de change applicables » — donc les frais de change ne peuvent pas rester implicites. Le paragraphe 8 impose de calculer les coûts attendus « sur la base des coûts réellement supportés », et de réviser les hypothèses « en fonction de l’expérience ex-post ». Et le paragraphe 10 exige une « illustration présentant l’effet cumulatif des coûts sur le rendement », avant et après, montrant « tout pic ou toute fluctuation attendu des coûts ».

Le coût n’est pas dans la marge : il s’y ajoute

Le texte français règle ce point en une incise, et cette incise décide de tout ce qui suit. L’article 1er, point c) de la décision de l’AMF du 1er août 2019 définit la marge initiale comme « tout paiement aux fins de conclure un CFD, à l’exclusion des commissions, frais de transaction et tout autre coût connexe ». La somme déposée pour ouvrir la position ne comprend donc aucun coût ; les coûts viennent en plus, et ils sont prélevés sur les fonds du compte, ceux-là mêmes que le seuil de clôture surveille.

De là découle un effet d’échelle que presque personne n’écrit, et qui est pourtant une simple division. Un coût s’applique à la valeur notionnelle. Le dépôt, lui, n’en représente que 3,33 % sur les paires nommées par l’annexe I. Le même coût, rapporté au dépôt plutôt qu’à l’exposition, est donc environ trente fois plus grand. Le tableau ci-dessous fait la conversion pour un coût d’un pip, aux taux du 12 août 2026, puis pour dix pips.

PaireTaux du 12 août 20261 pip, en % de la valeur notionnelle1 pip, en % de la marge de 3,33 %10 pips, en % de la marge
Euro contre dollar1,15450,008662 %0,2601 %2,601 %
Euro contre livre sterling0,853580,011715 %0,3518 %3,518 %
Euro contre franc suisse0,93660,010677 %0,3206 %3,206 %
Euro contre yen183,670,005445 %0,1635 %1,635 %

La première ligne se refait à la main en deux opérations. Un pip sur l’euro contre le dollar vaut 0,0001 ; rapporté au taux du jour, 0,0001 ÷ 1,1545 = 0,008662 % de la valeur notionnelle. Comme la marge vaut 3,33 % de cette même valeur notionnelle, il suffit de diviser : 0,008662 ÷ 3,33 = 0,2601 % du dépôt. Ce n’est pas un tarif — c’est un facteur de conversion, à appliquer au chiffre que le lecteur trouvera dans son propre document d’informations clés.

Le tableau dit aussi une chose contre-intuitive : le facteur n’est pas le même selon la paire. Un pip pèse 0,1635 % du dépôt sur l’euro contre le yen et 0,3518 % sur l’euro contre la livre, soit plus du double, à marge réglementaire identique. La raison est celle qui court dans toute cette rubrique : un pip est une position décimale, donc une fraction du taux, et le taux n’est pas le même. Rapporter un coût à un pourcentage plutôt qu’à un nombre de pips supprime le problème, et c’est ce que font les deux règlements européens.

Reste un poste que la conversion ci-dessus ne couvre pas, parce qu’il ne dépend pas d’une transaction mais du temps : le coût de financement à un jour, celui que le règlement nomme « les coûts de financement quotidiens ou à un jour ». Aucune source ouverte pour cette page ne publie sa valeur, et aucune formule réglementaire ne le fixe. Ce que l’on peut dire sans se tromper est qu’il est lié à des taux d’intérêt, et ces taux-là, eux, sont publics et datés : les quatre taux directeurs et la série quotidienne de la Banque centrale européenne sont comptés dans la page consacrée aux banques centrales, et l’écart entre deux d’entre eux est calculé dans la page d’analyse fondamentale. Un taux officiel n’est pas un taux de financement, et rien ici ne prétend le contraire.

Une interdiction qui touche aussi les coûts

Il existe une règle française qui, sans porter sur les tarifs, décide de ce qu’un fournisseur peut vous offrir. L’article 2, point d) de la décision de l’AMF interdit au fournisseur d’offrir au client non professionnel, directement ou indirectement, « un paiement, un avantage monétaire ou un avantage non monétaire exclu en lien avec la commercialisation, la distribution ou la vente d’un CFD, autre que les gains réalisés sur tout CFD fourni ». L’article 1er, point b) précise que l’avantage non monétaire exclu est « tout avantage non monétaire autre que l’utilisation d’outils d’information et de recherche, pour autant qu’ils concernent des CFD ».

La conséquence pratique est nette : une prime de bienvenue, un remboursement de frais conditionné à un volume, un cadeau lié à l’ouverture d’un compte ne sont pas des offres commerciales agressives mais licites — ils tombent sous une interdiction expresse. Les outils d’information et de recherche sont la seule exception nommée. C’est un critère de vérification qui ne coûte rien à appliquer et qui ne demande aucune expertise.

Ce que ces sources ne disent pas

Comment vérifier vous-même

  1. Ouvrir le règlement délégué (UE) 2017/653 et chercher la chaîne contrats sur différence dans l’annexe VI. On arrive au point 30, lettre c), et les cinq postes de la première partie du tableau sont là.
  2. Chercher ensuite Que va me coûter cet investissement dans le corps du même règlement : l’article 5 renvoie aux deux tableaux de l’annexe VII et impose un indicateur unique en valeur monétaire et en pourcentage.
  3. Ouvrir le règlement délégué (UE) 2017/565 à l’annexe II et lire le tableau 1. Repérer les majorations (intégrées au prix de transaction) parmi les coûts de transaction.
  4. Lire l’article 50, paragraphes 3, 8, 9 et 10 du même règlement : monnaie et frais de change, coûts réels, information annuelle personnalisée, illustration de l’effet cumulatif.
  5. Ouvrir la décision de l’AMF du 1er août 2019 à son article 1er, point c), et vérifier que la marge exclut les commissions et frais de transaction.
  6. Prendre le taux du jour d’une paire, diviser la taille du pip par ce taux, puis diviser le résultat par 3,33. Le nombre obtenu est la part du dépôt que consomme un pip de coût sur cette paire ce jour-là.

Où aller ensuite

Sources ouvertes pour cette page

Les quatre sources ci-dessous ont été ouvertes et lues le 13 août 2026 dans leur version française, et les conversions ont été calculées le même jour. Vérifié le 13 août 2026.

Registre des modifications

Questions fréquentes

Pourquoi cette page ne donne-t-elle aucun tarif ?

Parce qu’aucun tarif n’existe dans une source publique datée. Les écarts de cotation, les commissions, les coûts de financement à un jour et les frais de tenue de compte sont fixés par chaque fournisseur, changent en continu et figurent dans le contrat et le document d’informations clés du produit précis. Publier un chiffre reviendrait à publier une valeur vraie le jour de l’écriture et fausse peu après, sans que le lecteur ait moyen de s’en apercevoir.

Un texte européen nomme-t-il vraiment ces coûts ?

Oui, et de façon très précise. Le règlement délégué (UE) 2017/653, à l’annexe VI, partie II, point 30, lettre c), énumère les « coûts liés aux contrats sur différence (CFD) », à savoir les « commissions prélevées par les fournisseurs de CFD — commission globale ou commission sur chaque transaction — à l’ouverture ou à la clôture d’un contrat », puis les « coûts de transaction liés aux CFD tels que les écarts bid-ask, les coûts de financement quotidiens ou à un jour, les frais de gestion des comptes et les taxes qui ne sont pas déjà inclus dans la juste valeur ».

Dans quel document les trouve-t-on ?

Dans deux, et ils ne servent pas à la même chose. Le document d’informations clés contient la section « Que va me coûter cet investissement ? », avec les tableaux « Coûts au fil du temps » et « Composition des coûts » définis à l’annexe VII du règlement délégué (UE) 2017/653. L’information relative aux coûts au titre de la directive sur les marchés d’instruments financiers, elle, est due avant l’opération puis chaque année, selon l’article 50 du règlement délégué (UE) 2017/565.

Le coût est-il compris dans la marge que je dépose ?

Non, et le texte français est explicite. L’article 1er, point c) de la décision de l’AMF du 1er août 2019 définit la marge initiale comme « tout paiement aux fins de conclure un CFD, à l’exclusion des commissions, frais de transaction et tout autre coût connexe ». Les coûts s’ajoutent donc au dépôt au lieu d’en faire partie.

Quel est l’effet d’un coût sur la somme réellement déposée ?

Il est multiplié par trente environ, et c’est de l’arithmétique. Un coût s’applique à la valeur notionnelle, tandis que la marge n’en représente que 3,33 % sur les paires nommées par la règle. Au taux du 12 août 2026, un pip sur l’euro contre le dollar vaut 0,008662 % de la valeur notionnelle, donc 0,2601 % de la marge déposée. Dix pips de coût consomment 2,601 % du dépôt, avant même que le prix ait bougé.

Qu’est-ce que le règlement appelle « majorations » ?

L’annexe II du règlement délégué (UE) 2017/565 range parmi les coûts de transaction à communiquer les « majorations (intégrées au prix de transaction) », aux côtés des commissions de courtage, des droits de timbre, de la taxe sur les transactions et des frais de change. C’est la formule par laquelle un texte reconnaît qu’un coût peut ne pas être facturé séparément mais incorporé au prix affiché — ce qui est précisément la nature d’un écart de cotation.

Le fournisseur doit-il montrer l’effet cumulé des coûts ?

Oui. L’article 50, paragraphe 10, du règlement délégué (UE) 2017/565 impose de fournir « une illustration présentant l’effet cumulatif des coûts sur le rendement », avant l’opération et après, et exige que cette illustration montre « tout pic ou toute fluctuation attendu des coûts ». Un lecteur qui ne trouve pas cette illustration devrait la demander : elle n’est pas facultative.

Cette page compare-t-elle des fournisseurs ?

Aucun, et elle n’en nomme aucun. Elle indique les postes que les textes nomment, les documents où ils doivent apparaître et la conversion arithmétique qui permet de les rapporter au dépôt. Vextor Capital ne vend aucun instrument financier, n’est pas intermédiaire, n’est autorisée par aucune autorité de supervision et ne reçoit aucune rémunération d’un intermédiaire, d’une plateforme ou d’un fournisseur de données.

Cette page est écrite par une seule personne : il n’y a ni rédaction ni comité éditorial derrière Vextor Capital, et aucun relecteur n’est indiqué parce que personne n’a relu ce texte. Vextor Capital n’est pas une entreprise d’investissement, ne figure sur aucun registre de l’AMF ou de l’ACPR, ne propose aucun contrat financier avec paiement d’un différentiel et ne reçoit aucune rémunération d’un intermédiaire, d’une plateforme ou d’un fournisseur de données cité. Aucun lien de cette page n’est un lien d’affiliation.

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