La liste noire de l'AMF recense les sites et opérateurs non autorisés à proposer des services de trading en France. Apprendre à la consulter et à reconnaître les signaux d'une escroquerie est la protection la plus efficace contre la perte totale de votre capital.
L'Autorité des Marchés Financiers (AMF) tient à jour une liste noiredes sites internet et entités proposant des services d'investissement, de trading forex, de CFD ou d'options binaires à des résidents français sans disposer de l'agrément réglementaire requis. Cette liste, gratuite et accessible publiquement sur le site officiel de l'AMF, est mise à jour au fur et à mesure des signalements et des enquêtes menées par l'autorité.
Figurer sur cette liste signifie concrètement que l'opérateur n'a pas le droit de démarcher ou de proposer ses services à des résidents français. Dans la quasi-totalité des cas, ces sites sont domiciliés dans des juridictions offshore non surveillées et ne respectent aucune des protections réglementaires standard (ségrégation des fonds, protection du solde négatif, limites de levier). Le risque de perte totale, sans aucun recours, est extrêmement élevé pour qui dépose des fonds sur un de ces sites.
L'AMF complète parfois cette liste par des mesures de blocage de l'accès aux sites concernés auprès des fournisseurs d'accès internet français, mais ces sites changent fréquemment de nom de domaine pour contourner les blocages — une raison supplémentaire de ne jamais se fier uniquement à l'accessibilité d'un site comme preuve de légitimité.
Depuis 2018, la commercialisation et la publicité des options binairesauprès des investisseurs particuliers sont interdites dans toute l'Union Européenne, suite à une décision d'intervention de l'ESMA confirmée et appliquée par l'AMF en France. Cette interdiction est intervenue après des années de plaintes massives de consommateurs ayant perdu l'intégralité de leur capital, des enquêtes ayant révélé qu'une très large majorité des plateformes d'options binaires opérant en Europe présentaient des caractéristiques frauduleuses (manipulation des prix affichés, refus systématique des retraits, pression commerciale agressive).
Cette interdiction est un repère simple et fiable pour tout investisseur français : toute plateforme proposant encore des options binaires à des résidents français opère nécessairement hors du cadre légal, qu'elle revendique ou non une quelconque régulation. Le même principe s'applique à certains CFD sur cryptomonnaies fortement leviérisés, dont la commercialisation auprès du grand public reste également restreinte.
⚠ Contact non sollicité (réseaux sociaux, téléphone, SMS)
Les opérateurs légitimes ne démarchent jamais agressivement de nouveaux clients
⚠ Promesses de rendements garantis ou élevés et réguliers
Aucun investissement légitime ne peut garantir un rendement — c'est toujours une escroquerie
⚠ Pression pour déposer rapidement ou augmenter le dépôt
Tactique classique pour maximiser les pertes avant que la victime ne se rétracte
⚠ Interface affichant des gains qui ne correspondent pas aux prix de marché réels
Plateforme falsifiée ne reflétant pas de véritables transactions sur les marchés
⚠ Frais ou taxes à payer avant de pouvoir retirer des fonds
Signal quasi certain d'arnaque — un retrait légitime ne nécessite jamais de paiement préalable
⚠ Conseiller ou 'expert' insistant pour garder le contrôle à distance de votre ordinateur
Permet potentiellement un accès direct à vos comptes bancaires
⚠ Absence de mention claire de régulation vérifiable, ou usurpation du nom d'un broker légitime
Tentative de tromper la vigilance par association avec une marque connue
La méthode la plus fiable n'est pas de vérifier l'absence d'un site sur la liste noire — qui n'est jamais exhaustive en temps réel — mais de vérifier sa présence positivesur le registre officiel des intermédiaires autorisés. Pour la France, ce registre est accessible via le site de l'AMF ou le registre REGAFI (Registre des Agents Financiers). Pour un courtier établi dans un autre pays de l'UE, vérifiez le registre du régulateur d'origine (CySEC pour Chypre, BaFin pour l'Allemagne) et confirmez la notification de libre prestation de services auprès de l'AMF.
Recherchez toujours la dénomination légale exacte de l'entreprise — disponible dans les conditions générales ou les mentions légales du site — plutôt que son nom commercial ou sa marque publicitaire, car un même groupe peut opérer avec plusieurs entités juridiques, dont seules certaines sont autorisées à servir les clients européens. Pour approfondir cette démarche, consultez le guide complet sur comment choisir un broker forex régulé en France.
Même sous pression ou face à une promesse de débloquer un retrait après un paiement supplémentaire — c'est précisément le mécanisme utilisé pour maximiser les pertes.
Relevés bancaires, échanges écrits (emails, messages), captures d'écran de la plateforme et de ses communications publicitaires.
Auprès de la gendarmerie, de la police ou directement auprès du procureur de la République. L'escroquerie est une infraction pénale en droit français.
Via le formulaire de signalement disponible sur amf-france.org, même en l'absence de certitude absolue — chaque signalement contribue à l'identification de nouveaux opérateurs frauduleux.
Pour explorer une procédure de rétrofacturation (chargeback) si le paiement a été effectué par carte bancaire, sous réserve des délais applicables (généralement 13 mois maximum après la transaction).
La récupération effective des fonds reste malheureusement incertaine dans la majorité des cas d'escroquerie avérée, les opérateurs étant souvent domiciliés dans des juridictions où l'exécution de décisions judiciaires françaises est difficile, voire impossible en pratique. La prévention — vérification systématique avant tout dépôt, quelle que soit la pression commerciale exercée — reste donc, de loin, la protection la plus efficace contre ce type de fraude financière en ligne.
Selon les communications régulières de l'AMF, les victimes d'arnaques au trading en ligne présentent des profils variés mais avec certains points communs récurrents : un premier contact via les réseaux sociaux (publicités présentant des témoignages de gains rapides, souvent mettant en scène un train de vie luxueux), un démarchage téléphonique non sollicité prétendant faire suite à un intérêt précédemment exprimé pour l'investissement, ou une recherche active de solutions de placement suite à un événement de vie (retraite, héritage, vente immobilière).
Les personnes disposant d'une épargne de précaution significative, en particulier les seniors, restent une cible privilégiée des réseaux organisés de fraude financière. Mais les profils plus jeunes, attirés par la promesse de revenus complémentaires rapides via le trading présenté sur les réseaux sociaux comme accessible et lucratif, sont également de plus en plus ciblés. Dans tous les cas, la règle reste la même : aucune opportunité d'investissement légitime ne nécessite une décision dans l'urgence, et la méfiance systématique envers tout contact commercial non sollicité constitue la meilleure des protections.
La liste noire de l'AMF (Autorité des Marchés Financiers) recense les sites internet et entités proposant des services d'investissement, de forex ou d'options binaires en France sans y être autorisés. Elle est mise à jour régulièrement et consultable gratuitement sur le site officiel de l'AMF. Figurer sur cette liste signifie que l'opérateur n'a pas l'agrément requis pour proposer ces services à des résidents français — opérer avec un site de cette liste expose à un risque très élevé de perte totale des fonds déposés, sans aucun recours réglementaire.
Depuis 2018, la publicité pour les options binaires et certains CFD à haut risque est interdite en France et dans l'Union Européenne, suite à une décision de l'ESMA (Autorité Européenne des Marchés Financiers) confirmée par l'AMF. Cette interdiction fait suite à des années de plaintes massives de consommateurs ayant perdu l'intégralité de leurs investissements auprès de plateformes d'options binaires, dont une majorité s'est révélée frauduleuse selon les enquêtes de l'AMF et de la DGCCRF. Toute plateforme proposant encore des options binaires à des résidents français opère donc nécessairement hors cadre légal.
L'AMF identifie les sites non autorisés principalement via les signalements de consommateurs (plaintes déposées sur son site), la surveillance proactive de son service Epargne Info Service, et la coopération avec les autres régulateurs européens dans le cadre de l'ESMA. Lorsqu'un site est identifié comme proposant des services financiers réglementés sans agrément, l'AMF l'ajoute à sa liste noire et peut également demander le blocage de son accès depuis la France auprès des fournisseurs d'accès internet.
Cessez immédiatement tout nouveau versement, même si le site demande des frais supplémentaires pour 'débloquer' un retrait — c'est une tactique frauduleuse classique. Rassemblez toutes les preuves (relevés bancaires, échanges écrits, captures d'écran du site). Déposez une plainte auprès de la gendarmerie ou de la police, signalez l'opérateur à l'AMF via son formulaire de signalement, et contactez votre banque pour explorer une éventuelle procédure de rétrofacturation (chargeback) si le paiement a été effectué par carte bancaire dans les délais applicables. La récupération des fonds reste malheureusement incertaine dans la majorité des cas d'escroquerie avérée.
Non. L'absence d'un site sur la liste noire ne constitue pas une garantie de fiabilité — elle signifie simplement que l'AMF n'a pas (encore) identifié ou traité ce cas spécifique. La vérification positive doit toujours se faire dans l'autre sens : rechercher activement le courtier sur le registre officiel des intermédiaires autorisés (REGAFI ou registre ESMA), et non se contenter de constater son absence de la liste noire, qui n'est jamais exhaustive en temps réel face à la multiplication des nouveaux sites frauduleux.
Selon les communications de l'AMF, les victimes d'arnaques forex et de trading en ligne sont souvent des personnes contactées via les réseaux sociaux, par démarchage téléphonique non sollicité, ou ayant répondu à des publicités présentant des témoignages de gains rapides et garantis. Les seniors disposant d'une épargne de précaution, mais aussi des profils plus jeunes attirés par des promesses de revenus complémentaires rapides via les réseaux sociaux, sont régulièrement ciblés. La prudence systématique face à tout contact commercial non sollicité reste la meilleure protection.
AMF – Liste Noire des Sites Non Autorisés ↗
Liste officielle et à jour des opérateurs non autorisés
AMF – Signaler une Arnaque ↗
Formulaire de signalement et contact d'Épargne Info Service
ESMA – Interdiction des Options Binaires ↗
Décision d'intervention européenne sur les produits dérivés à haut risque
Service-Public.fr – Porter Plainte ↗
Démarches pour déposer une plainte en cas d'escroquerie